Matthieu A. R. Bernard

Maîtrise en littératures de langue française

Matthieu a choisi d’orienter ses travaux de maîtrise sur la puissance du mot, le performatif, l’événement et la traduction dans certains textes de Jacques Derrida.

Une fois ses études de premier cycle achevées, les inclinations littéraires et la soif d’apprendre de Matthieu n’avaient toujours pas été assouvies.

 « L’idée qu’une simple parole, qu’un vocable puisse influencer l’environnement immédiat est absolument fascinante. Il y a une puissance à la verbalisation d’une pensée et à sa réception que je percevais. J’ai ainsi décidé de poursuivre cet intérêt à la maîtrise », explique-t-il.

L’éveil fulgurant qui, irrésistiblement, l’a mené à son sujet de maîtrise a eu lieu au baccalauréat. L’événement s’est produit à l’occasion d’un cours portant sur Jacques Derrida et dispensé par son actuelle directrice de thèse.

« Cela a changé ma manière de lire, d’écrire et d’appréhender la langue en général. Ginette Michaud est LA référence sur tout ce qu’a écrit Jacques Derrida, et ce qui a été écrit sur lui! »

Celui qui lit énormément – « J’ai un intérêt pour tout! », dit-il – se consacre aujourd’hui à la recherche et à l’écriture. En outre, il s’affaire à décrypter les multiples finalités qu’ordonnent les vocables, dont l’origine et l’influence souvent outrepassent la conscience du locuteur.     

Malgré la solitude et l’isolement que peuvent occasionner les travaux de maîtrise en littératures de langue française, l’étudiant franco-québécois souligne la présence d’un esprit fédérateur au sein du Département. « Les échanges avec des étudiants qui partagent un même enthousiasme pour la recherche et qui passent par les mêmes difficultés sont encourageants et motivants. »

N’allez toutefois pas penser que Matthieu se restreint à sa plume et à ses bouquins à longueur de journée. Il maintient un équilibre sain entre gymnastiques intellectuelle et physique, pratiquant, entre autres, l’escalade, le swing, la trompette et la natation.

Drôle, cérébrale et émotive, la personnalité de Matthieu n’est pourtant pas décrite de manière homogène par son entourage. « Mes amis me décrivent à tort comme un intellectuel, parfois, plus rarement, comme un artiste », affirme-t-il.

Avouant renouveler fréquemment ses passions, Matthieu n’écarte pas la possibilité de poursuivre ses études au troisième cycle et se garde d’être définitif quant à son avenir. « J’estime que tout savoir acquis gagne à être partagé. Reste à trouver le média propre à ce partage. Est-ce l’écriture, l’enseignement, la recherche? Je garde l’esprit ouvert. »