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/ Département des littératures de langue française

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Marie-Éva de Villers

Diplômée d'honneur 2008

Marie-Éva de Villers est une lexicographe de réputation internationale dont l’œuvre maîtresse, le Multidictionnaire de la langue française , en est à sa quatrième édition québécoise; il en existe aussi une édition française, une édition pour les jeunes  et deux éditions numériques. Plus de 500 000 exemplaires en ont été vendus.

Mme de Villers est également l’auteure, entre autres titres, de La grammaire en tableaux  (1991, nombreuses rééditions revues et augmentées), du Vif désir de durer. Illustration de la norme réelle du français québécois  (2005) et de Profession lexicographe  (2006). Grâce à son expertise, elle est fréquemment sollicitée par les médias au sujet de la situation de la langue française au Québec. C’est également pour cette expertise qu’elle a été recrutée en 1990 par HEC Montréal pour créer et diriger la Direction de la qualité de la communication . En un mot, on peut dire que la carrière de madame Marie-Éva de Villers a été entièrement consacrée au rayonnement de la langue française au Québec et dans la francophonie, et qu’elle a toujours défendu cette mission avec conviction et compétence.

Marie-Éva de Villers a été plusieurs fois honorée dans le passé : Mérite du français en éducation, catégorie Établissement universitaire du gouvernement du Québec (1993); médaille de l’Académie des lettres du Québec (1998); Mérite de l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (2001); Mérite du français dans la culture de l’Union des écrivains et écrivaines du Québec, de l’Union des artistes et de la Société des auteurs, recherchistes, documentalistes et compositeurs, en collaboration avec l’Office québécois de la langue française (2002); prix Camille-Laurin de l’Office québécois de la langue française (2004); prix Georges-Émile-Lapalme du gouvernement du Québec (2006). En 1999, elle était nommée Chevalière de l’Ordre national du Québec.

À ce prestigieux tableau manquait l’Université de Montréal, dont elle est trois fois diplômée : avant sa maîtrise en administration des affaires (1982) et son doctorat en linguistique (2004), elle y avait en effet complété une licence ès lettres françaises (1969). C’est à ce titre de diplômée d’études françaises que la Faculté des arts et des sciences souhaite l’honorer.

En appui à sa candidature au prix Georges-Émile-Lapalme, Pierre Nepveu soulignait «l’aptitude qu’a toujours eue Marie-Éva de Villers à communiquer son savoir, à le répandre dans le grand public cultivé, par des interventions toujours judicieuses, des mises au point pertinentes». Il rappelait l’importance de son travail à HEC Montréal, «dans un milieu proche du monde des affaires où l’on sait combien le statut du français peut se trouver problématique, dans le contexte de la mondialisation». Sa lettre se terminait par ces mots : «pour moi comme pour les écrivains et les intellectuels québécois que je connais, ses travaux et interventions font autorité et sont inspirants».