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/ Département des littératures de langue française

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Experts en : Photolittérature

LEGENDRE, Claire

Professeure titulaire

Littératures du réel, non-fiction, autofiction et autobiographie, fictions biographiques, écritures testimoniales, théâtre, documentaire cinématographique, pholittérature, dispositifs intermédiaux.  Ses travaux de création interrogent l'inscription du réel dans le récit individuel et collectif au croisement des disciplines. (Le nénuphar et l'araignée, 2015 ; Bermudes (nord) film documentaire, 2018), Nullipares, collectif, 2020, Bermudes, roman, 2020, Ce désir me point, essai, 2024, Translations, balado, 2025.

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OBERHUBER, Andrea

Professeure titulaire

La thèse de doctorat d'Andrea Oberhuber portait sur les Chanson(s) de femmes(s) : Entwicklung und Typologie des weiblichen Chansons in Frankreich, 1968-1993 et a été publiée en 1995 chez Erich Schmidt à Berlin. Après avoir été stagiaire postdoctorale à l’Institut für Romanistik (Université d’Innsbruck) où elle a élaboré une banque de données consacrée à l’histoire et à l’actualité de la chanson francophone au féminin des XIXe et XXe siècles, et maître de conférences au Centre d’études canadiennes, Andrea Oberhuber a été chercheuse invitée à l’Institut d’études canadiennes de l’Université d’Ottawa et chargée de cours à Ottawa et à Hull. Parmi ses publications comptent plusieurs collectifs, dont certains en codirection, et dossiers de revue : Sprache und Mythos – Mythos der Sprache (Bonn, Romanistischer Verlag, 1998); Claude Cahun : contexte, postures, filiation. Pour une esthétique de l’entre-deux (Département des littératures de langue française, coll. « Paragraphes », 2007); Jeux de masques : les femmes et le travestissement textuel, 1500-1940 (Saint-Étienne, PUSE, 2011) ; L’ère électrique / The Electric Age (Ottawa, PUO, 2011); « Réécrire au féminin : pratiques, modalités, enjeux » (Études françaises, 2004); « Voir le texte, lire l’image » (Dalhousie French Studies, 2009); « À belles mains. Livre surréaliste, livre d’artiste » (Mélusine, 2012). Elle a par ailleurs publié de nombreux articles dans le domaine des gender studies, de l’intermédialité, de la cantologie, du transfert culturel et de la photolittérature. Andrea Oberhuber est également critique littéraire pour diverses revues et correspondante pour le Bulletin des Archivs für Textmusikforschung. Depuis l’hiver 2012, elle explore le domaine de l’exposition, nouvelle expérience dont témoignent « Du livre illustré au livre d’artiste. Pour une tactilecture de l’objet livre » et « Les Éditions Gallimard : 1911-2011. Un siècle d’édition ».

À l’automne 2012 est paru chez Nota bene, dans la collection « Nouveaux Essais Spirale », l'essai Corps de papier. Résonances composé d’études sur cinq femmes auteurs (Claire de Duras, Claude Cahun, Leonora Carrington, Unica Zürn, Élise Turcotte), de textes de fiction et de collages. Elle a codirigé les collectifs Fictions modernistes du masculin-féminin: 1900-1940 (PUR, 2016) et Héritages partagés de Claude Cahun et Marcel Moore, du XIXe au XXIe siècles. Symbolisme, modernisme, surréalisme, postérité contemporainecahun-moore.com/collectif-heritages-partages-de-claude-cahun-et-marcel-moore/ (2016).

En 2012, elle a fondé avec Catherine Mavrikakis la revue numérique MuseMedusa, spécialisée en recherche-création (https://musemedusa.com/).

Les récents projets de recherche ont été consacrés aux figures ambivalentes du care dans le roman français de 1870 à 1945 (« À votre service » : https://avotreservice.net/ ; CRSH, 2020-2024), ainsi qu’à la littérature comme espace paradoxal du care, à travers les représentations de la criminelle (co-chercheuse, FRQSC, 2021-2024, sous la responsabilité de C. Mavrikakis). Actuellement, elle est impliquée dans le projet « Quand la littérature et la médecine s’accompagnent et nous accompagnent », mené en équipe par C. Mavrikakis.

En septembre 2023, elle a publié Faire œuvre à deux. Le Livre surréaliste au féminin (PUM ; coédition aux PUR, 2024), primé par le prix Victor-Barbeau (catégorie essai) décerné par l’Académie des lettres du Québec.  

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TRUDEAU-BEAUNOYER, Karianne

Professeure invitée

Les travaux de recherche de Karianne Trudeau Beaunoyer sur l'autoportrait littéraire proposent une réflexion sur la réalisation de l’œuvre comme processus paradoxal et infini et interrogent les liens que noue la littérature avec d’autres arts comme la photographie dans un corpus principalement français – Emmanuel Carrère, Christine Angot, Philippe Lançon, Michel Houellebecq, Alix Cléo Roubaud, Édouard Levé, Gabrielle Wittkop – et dans d’autres littératures nationales dans une perspective comparatiste – Vickie Gendreau, Yukio Mishima, Fritz Zorn, Alejandra Pizarnik, Susan Sontag, et J. M. Coetzee. 

Elle développe en parallèle une pratique littéraire qui, plutôt que d’être tiraillée entre la recherche et la création, tâche de mener les deux dans un même geste de lecture-écriture. C’est dans cette optique qu'elle voulu mener l’enquête qui l’occupe depuis 2024 sur les ratés dans la création : problématisé du point de vue du champ par, entre autres, Denis Saint-Amand (2020), Anne Simonin (1994) et Pascal Brissette (2005), l’échec littéraire reste à étudier du point de vue de l’intérieur des textes et des créateur·rices elleux-mêmes. Si la génétique littéraire ou textuelle propose, depuis les années 1980, des méthodes d’analyse de la genèse des œuvres qui tient compte des traces de leur élaboration – ratures, biffures, brouillons, manuscrits non achevés ou non publiés –, elle a plutôt voulu éclairer le raté en littérature par le prisme de figures venues d’autres arts. C’est ainsi qu'elle convoqué des danseuses, des peintres, des photographes, des comédiennes, des chanteuses et musiciennes, des artistes du textile ou des cordes et des écrivaines, pour penser avec elle, au fil d’entretiens qu'elle a menés avec elles, ce qui échappe à la maîtrise dans les gestes de création que l’on pose. Ces entretiens forment la trame d’une série de baladodiffusions de sept épisodes – entre documentaire, création critique et essai autofictionnel –, coproduite par Radio Spirale et intitulée Seuls les ratés me plaisent, et de six courts essais littéraires dans le pendant papier du magazine. Il ne s’agit donc pas, par cette démarche, de montrer l’envers d’une histoire des textes consacrés où la publication est vue comme l’élément qui permet de juger de la réussite ou de l’échec d’une œuvre, mais bien de se pencher sur la manière dont l’aveu ou la reconnaissance de l’échec – par carence d’estime, par rapport à des attentes institutionnelles, vis-à-vis d’un plan de travail initial, ou l’échec comme désir non assouvi malgré le terme de l’œuvre – infléchit la trajectoire d’une œuvre ou d’une carrière et permet aux artistes et écrivain·es de produire une réflexion métacritique sur leur travail.

Dans la foulée de cette série de balados, ses projets de recherche en cours s'intéressent à la chorémanie, aux gestesd'écriture et de création, aux fantômes (familiaux et bibliothéconomiques, parmi d'autres), suivant une perspective informée par les études crip, l'esthétique et la poïétique.

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