Experts en : Théories de la création littéraire
BASTIEN, Catherine
Doctorante
- Création littéraire
- Écriture des femmes
- Littérature québécoise
- Littératures francophones
- Théories de la création littéraire
Titre de la thèse : Nous partirons ensemble, suivi de Mauvaises mères et autres marâtres : care et anti-care maternel dans la littérature francophone contemporaine
Directrices : Catherine Mavrikakis et Andrea Oberhuber
DESROCHERS, Jean-Simon
Professeur agrégé
- Création littéraire
- Théories de la création littéraire
- Approche bioculturelle de la création littéraire
- Méthodologie recherche-création
- Mikhaïl Bakhtine
- Poésie québécoise (20e siècle)
- Poésie québécoise (21e siècle)
- Littérature québécoise (20e siècle)
- Littérature québécoise (21e siècle)
Tant dans la création (roman, poésie, nouvelle, essai, scénario) que dans une perspective théorique, mes recherches portent sur le développement continu d’une approche dialogique des théories de la création littéraire liant les théories de l'acte de création, les philosophies de l’acte, l'éthique de la praxis et l'approche néomatérialiste. S’incarnant dans une philosophie de la praxis devant s'inscrire dans un devenir ensemble trouble, mes recherches accueillent et examinent la multiplicité des discours sur l’acte de création tout en détaillant les enjeux méthodologiques propres aux pratiques d'écritures.
DESRUISSEAUX, Francis
Doctorant
Titre de la thèse : Pour une poétique de l'excès. De Rachilde à Hervé Guibert, suivi de Le doux silence du camionneur
Directrice : Catherine Mavrikakis
KANDER, Martyna Katarzyna
Doctorante
- Création littéraire
- Littératures francophones
- Caraïbes
- Époque contemporaine
- 20e siècle
- 2000 à nos jours
- Analyse du discours littéraire
- Analyse stylistique
- Écriture des femmes
- Enseignement de la littérature
- Ethnocritique
- Histoire de la littérature
- Théorie du roman
- Théories de la création littéraire
Titre de la thèse: Sympoïèse de morts et vivants dans la littérature caribéenne de langue française, essai, suivi de Hautes falaises en toi, roman.t
Direction: Catherine Mavrikakis (DLLF) et Olga Nedvyga (DLLMO)
Experte en littérature de la Caraïbe et en création littéraire (roman, nouvelle), dans mon parcours je me suis intéressée au Nouveau Roman, à l'intertextualité, à la réécriture mythologique, au théâtre de l'Amour et de la Mort de Tadeusz Kantor. Aujourd'hui, mes centre d'intéret sont la littérature postcoloniale, l'écoféminisme, la littérature queer tout particulièrement pour ce qui concerne la Caraïbe de langue française (de langue espagnole et anglaise aussi, tout comme ses liens avec l'Africe centre-occidentale).
LEGERON, Karine
Doctorante
- 1945-1989
- 21e siècle
- Création littéraire
- Époque contemporaine
- Essai
- France
- Littérature québécoise
- Théories de la création littéraire
- Période contemporaine (arts et lettres)
- Récits historiques
Titre de la thèse : Leurs maisons, suivi de En-quête de terrain : écrire à partir de la mémoire des lieux
Direction de recherche : Marie-Pascale Huglo (UdeM) et Dominique Viart (Université Paris-Nanterre - Paris X)
Ma thèse en recherche-création porte sur les liens entre littérature, mémoire et lieux, et vise à identifier certaines façons dont la littérature et l’écriture se nourrissent des traces mémorielles que les lieux recèlent ou véhiculent. Dans le cadre de mes recherches, j’entends par trace mémorielle toute trace du passé enregistrée, volontairement ou non, et susceptible de contribuer à la reconstitution d’un pan d’une histoire individuelle ou collective. Les souvenirs (personnels ou ceux des autres), les documents (archives, photographies), les objets, certaines marques géographiques (toponymie, géologie) ou corporelles (cicatrices) constituent donc quelques exemples de traces mémorielles.
Mon projet de recherche se situe dans le prolongement d’études récentes qui tissent des liens entre deux tendances fortes de la littérature actuelle, l’une qui la conduit à interroger la mémoire dans une tentative de mieux comprendre le passé, et l’autre qui l’incite à accorder une plus grande importance à la question spatiale. Dans une volonté d’approfondir ces réflexions, j’explorerai l’idée d’une mémoire des lieux à l’œuvre dans l’écriture et dans les textes, mémoire envisagée comme l’ensemble constitué par les souvenirs détenus à propos des lieux et par les traces mémorielles inscrites dans les lieux ou portées par eux, et que l’écriture ravive. L’hypothèse principale qui sous-tend ma recherche est que les lieux constituent un carrefour des mémoires, c’est-à-dire un point de rencontre au sein duquel plusieurs mémoires ou traces mémorielles entrent en interaction et s’enchevêtrent. Ainsi, les lieux sont porteurs d’une mémoire plurielle qui interagit avec la mémoire préalable de l’auteur pour nourrir l’écriture. L’objectif de ma thèse est d’étudier comment cette mémoire composite se construit et comment elle s’écrit.
MELLET, Margot
Doctorante
- Méthodologie recherche-création
- Culture numérique
- Création littéraire
- Édition numérique
- Histoire culturelle
- Histoire de la littérature
- Histoire du livre
- Intermédialité
- Littérature et arts
- Littérature et médias
- Sciences humaines numériques
- Théories de la création littéraire
- Europe
- Époque moderne
Titre de la thèse : ...et les doigts d’écrire se referment sur la paume : Recherche-Création sur l’épaisseur de l’écriture
Directeur : Marcello Vitali-Rosati
Noué autour de la question de la matérialité de l’inscription, le travail de recherche-création vise à comprendre comment les réalités matérielles s’agencent et font émerger les réalités culturelles de la littérature, soit comment le fait littéraire est une composition de rapports déterminée par les caractéristiques du support, qu’on le nomme média, machine ou plus largement environnement d’écriture. Qu’il s’agisse de la nouvelle architecture de l’information qu’implémente le Codex, de la plume que Flaubert taillait comme processus rituel de création, de la « délicate » machine à écrire d’un Nietzsche condamné à l’aveuglement, ou de l’ambiguïté des termes computers et typewriter qui peuvent autant désigner les femmes qui utilisaient des machines spécifiques que les machines en elles-mêmes, ces échos d’une culture littéraire sont autant de témoignages de l’importance des incidences matérielles dans l’écriture et dans le geste d’inscription en tant que tel. Où s’arrête la détermination de l’écriture ? Où se pose la frontière entre elle et le reste du monde ? Le projet de thèse vise à développer une méthodologie d’écriture propre qui ne distingue plus recherche et création pour redéfinir des contours du fait littéraire.
TRUDEAU-BEAUNOYER, Karianne
Professeure invitée
- Création littéraire
- Théories de la création littéraire
- Littérature et arts
- Littérature et psychanalyse
- Photolittérature
- Poétique
- Écriture des femmes
- Littérature française (21e siècle)
- Littérature québécoise (21e siècle)
Les travaux de recherche de Karianne Trudeau Beaunoyer sur l'autoportrait littéraire proposent une réflexion sur la réalisation de l’œuvre comme processus paradoxal et infini et interrogent les liens que noue la littérature avec d’autres arts comme la photographie dans un corpus principalement français – Emmanuel Carrère, Christine Angot, Philippe Lançon, Michel Houellebecq, Alix Cléo Roubaud, Édouard Levé, Gabrielle Wittkop – et dans d’autres littératures nationales dans une perspective comparatiste – Vickie Gendreau, Yukio Mishima, Fritz Zorn, Alejandra Pizarnik, Susan Sontag, et J. M. Coetzee.
Elle développe en parallèle une pratique littéraire qui, plutôt que d’être tiraillée entre la recherche et la création, tâche de mener les deux dans un même geste de lecture-écriture. C’est dans cette optique qu'elle voulu mener l’enquête qui l’occupe depuis 2024 sur les ratés dans la création : problématisé du point de vue du champ par, entre autres, Denis Saint-Amand (2020), Anne Simonin (1994) et Pascal Brissette (2005), l’échec littéraire reste à étudier du point de vue de l’intérieur des textes et des créateur·rices elleux-mêmes. Si la génétique littéraire ou textuelle propose, depuis les années 1980, des méthodes d’analyse de la genèse des œuvres qui tient compte des traces de leur élaboration – ratures, biffures, brouillons, manuscrits non achevés ou non publiés –, elle a plutôt voulu éclairer le raté en littérature par le prisme de figures venues d’autres arts. C’est ainsi qu'elle convoqué des danseuses, des peintres, des photographes, des comédiennes, des chanteuses et musiciennes, des artistes du textile ou des cordes et des écrivaines, pour penser avec elle, au fil d’entretiens qu'elle a menés avec elles, ce qui échappe à la maîtrise dans les gestes de création que l’on pose. Ces entretiens forment la trame d’une série de baladodiffusions de sept épisodes – entre documentaire, création critique et essai autofictionnel –, coproduite par Radio Spirale et intitulée Seuls les ratés me plaisent, et de six courts essais littéraires dans le pendant papier du magazine. Il ne s’agit donc pas, par cette démarche, de montrer l’envers d’une histoire des textes consacrés où la publication est vue comme l’élément qui permet de juger de la réussite ou de l’échec d’une œuvre, mais bien de se pencher sur la manière dont l’aveu ou la reconnaissance de l’échec – par carence d’estime, par rapport à des attentes institutionnelles, vis-à-vis d’un plan de travail initial, ou l’échec comme désir non assouvi malgré le terme de l’œuvre – infléchit la trajectoire d’une œuvre ou d’une carrière et permet aux artistes et écrivain·es de produire une réflexion métacritique sur leur travail.
Dans la foulée de cette série de balados, ses projets de recherche en cours s'intéressent à la chorémanie, aux gestesd'écriture et de création, aux fantômes (familiaux et bibliothéconomiques, parmi d'autres), suivant une perspective informée par les études crip, l'esthétique et la poïétique.