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/ Département des littératures de langue française

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Experts en : Analyse stylistique

Cornet, Sarah

CORNET, Sarah

Doctorante

Titre de la thèse : Mauvaise foi et style classique : exception ou symptôme d'un bouleversement majeur dans la littérature française de la première moitié du XXe siècle
Direction de recherche : Andrea Oberhuber (UdeM) et Stéphane Chaudier (Université de Lille)

Le XXe siècle et notamment la première moitié de ce dernier connait de drastiques changements au sein de la sphère littéraire française. Laboratoire ou conservatoire, les productions littéraires et les débats qui en découlent abondent de toute part, chaque auteur cherchant à faire de sa conception littéraire, la conception de la littérature à adopter au cours du siècle à venir. Bien que minoritaire, la conception de la littérature tel un conservatoire connait une résurgence notamment à travers le choix de l'esthétique classique. Ainsi, les auteurs de la première moitié du XXe siècle qui ont recours à ce style prétendent s'ériger en tant que dignes héritiers des auteurs classiques du XVIIe siècle, dont l'esthétique dessert avant tout une règle primordiale : la bienséance. Ne pas heurter la morale des lecteurs et des spectateurs, voilà l'impératif majeur auquel doivent se plier les auteurs du Grand Siècle. Les auteurs de notre corpus semblent s'en inspirer et prônent en conséquence une esthétique plus rigoureuse, en opposition à ce qu'ils assimilent à un relâchement esthétique. Cependant, le recours à ce style ne relève-t-il pas de l'ordre de l'autocensure pour ces écrivains du XXe siècle ou bien cache-t-il un dessein différent de celui que pouvaient avoir les auteurs du XVIIe siècle ? Le rapport entre le choix de l'esthétique et la morale est d'autant plus important que les œuvres de notre corpus sont pour la plupart des récits autodiégétiques au sein desquels la notion de vérité possède une importance primordiale. L'esthétique classique serait donc une manière pour les auteurs comme pour les personnages-écrivants d'assurer respectivement la décence et l'honnêteté de leur récit. Le style classique sert-il alors uniquement de garde-fou à nos narrateurs afin de les maintenir sur le droit chemin de la Vérité ou est-il possible d'envisager une autre interprétation ? En effet, il nous a paru réducteur de s'en tenir à cet idéal ; si nous faisons jouer l'hypothèse de la mauvaise foi des narrateurs, nous mettrons mieux en évidence la contradiction inhérente aux œuvres du corpus : le recours au style classique sert moins à exprimer la Vérité qu'à produire un faux semblant de vérité idéale et illusoire, censé convenir à tous, aux narrateurs autant qu'aux destinataires. Le lecteur aussi bien novice qu'avisé est donc tenté de lire cet ouvrage comme une confession de bonne foi, et c'est bien là que réside tout l'intérêt de notre approche. Ainsi, il s'agira donc au sein de nos recherches d'analyser la question de la mauvaise foi à travers le prisme formel afin d'en identifier les stratégies esthétiques mises en œuvre au sein des différents ouvrages.

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Drouin, Emilie

DROUIN, Emilie

Doctorante

Titre de la thèse : Les enfants de langage. L’énonciation individuelle comme moteur d’altérité de soi dans le roman québécois
Directrice : Martine-Emmanuelle Lapointe

Dans une perspective d’écart entre les enfants et le monde des adultes, je souhaite observer, dans un corpus de romans québécois réunissant enfance et énonciation singulière, le lien entre l’identité et la pratique langagière afin de montrer en quoi le langage est un moteur de l’identité autre de ces narrateurs et personnages. Pour ce faire, je m’intéresse d’une part à la notion d’altérité, et plus particulièrement celle réfléchie par Paul Ricoeur dans Soi-même comme un autre. S’inscrivant dans le prolongement de sa théorie sur l’identité narrative, cet ouvrage s’attache à la question du soi et à son positionnement entre les pôles de la mêmeté (idem) et de l’ipséité (ipse), cette dernière correspondant à un soi intimement aligné sur la notion d’altérité – bref, « soi-même en tant que … autre » (Ricoeur, 1990). D’autre part, mon attachement à la question de l’usage de la langue et donc de l’inscription du locuteur dans la langue, m’emmène de façon large du côté des idées développées par la linguistique de l’énonciation, plus particulièrement vers les travaux sur l’idiolecte et sur la notion – plus souple – d’énonciation idiolectale en tant que processus d’ipséification – c’est-à-dire que je m’intéresse à des personnages d’enfants qui sont davantage comment ils disent que ce qu’ils disent. Mis ensemble, ces deux volets me permettront de réfléchir à ces personnages et voix narratives d’enfants qui, d’une part, sont résolument autres, et qui, d’autre part, se déploient par le biais d’une énonciation spectaculairement mise en scène et dont on peut dire qu’elle est constitutive de l’identité de l’énonciateur.

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DUPRIEZ, Bernard

Professeur associé, Professeur honoraire

  • Analyse stylistique
  • Pragmatique du discours
  • Poétique (rythme, oralité, temporalité)
  • Littérature et philosophie
  • Le chevalier de Méré (mémoire de maîtrise).
  • Le théâtre actuel en Espagne (Madrid, 1952).
  • Fénelon (thèse). Mme Guyon.
  • Méthodologie de la stylistique (2e thèse).
  • Apollinaire.
  • Claudel.
  • Montherlant.
  • L'écriture surréaliste.
  • Henri Michaux.
  • Les profils d'apprentissage et leurs indices statistiques selon les réponses à des questions à choix multiple (QCM).
  • Les genres littéraires.
  • Les raisons des fautes de langue, et notamment les interférences avec les langues locales en Afrique
  • L'autoguidage informatisé
  • La terminologie grammaticale
  • Les taxinomies.
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MOCANU, Alin

Chargé de cours, Doctorant

Titre de la thèse : L'édition du XVIe siècle de Denis Lambin des comédies de Plaute. Entre la philologie et la pédagogie
Directeur : Benjamin Victor

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