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/ Département des littératures de langue française

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Experts en : Littérature et philosophie

Cornet, Sarah

CORNET, Sarah

Doctorante

Le XXe siècle et notamment la première moitié de ce dernier connait de drastiques changements au sein de la sphère littéraire française. Laboratoire ou conservatoire, les productions littéraires et les débats qui en découlent abondent de toute part, chaque auteur cherchant à faire de sa conception littéraire, la conception de la littérature à adopter au cours du siècle à venir. Bien que minoritaire, la conception de la littérature tel un conservatoire connait une résurgence notamment à travers le choix de l'esthétique classique. Ainsi, les auteurs de la première moitié du XXe siècle qui ont recours à ce style prétendent s'ériger en tant que dignes héritiers des auteurs classiques du XVIIe siècle, dont l'esthétique dessert avant tout une règle primordiale : la bienséance. Ne pas heurter la morale des lecteurs et des spectateurs, voilà l'impératif majeur auquel doivent se plier les auteurs du Grand Siècle. Les auteurs de notre corpus semblent s'en inspirer et prônent en conséquence une esthétique plus rigoureuse, en opposition à ce qu'ils assimilent à un relâchement esthétique. Cependant, le recours à ce style ne relève-t-il pas de l'ordre de l'autocensure pour ces écrivains du XXe siècle ou bien cache-t-il un dessein différent de celui que pouvaient avoir les auteurs du XVIIe siècle ? Le rapport entre le choix de l'esthétique et la morale est d'autant plus important que les œuvres de notre corpus sont pour la plupart des récits autodiégétiques au sein desquels la notion de vérité possède une importance primordiale. L'esthétique classique serait donc une manière pour les auteurs comme pour les personnages-écrivants d'assurer respectivement la décence et l'honnêteté de leur récit. Le style classique sert-il alors uniquement de garde-fou à nos narrateurs afin de les maintenir sur le droit chemin de la Vérité ou est-il possible d'envisager une autre interprétation ? En effet, il nous a paru réducteur de s'en tenir à cet idéal ; si nous faisons jouer l'hypothèse de la mauvaise foi des narrateurs, nous mettrons mieux en évidence la contradiction inhérente aux œuvres du corpus : le recours au style classique sert moins à exprimer la Vérité qu'à produire un faux semblant de vérité idéale et illusoire, censé convenir à tous, aux narrateurs autant qu'aux destinataires. Le lecteur aussi bien novice qu'avisé est donc tenté de lire cet ouvrage comme une confession de bonne foi, et c'est bien là que réside tout l'intérêt de notre approche. Ainsi, il s'agira donc au sein de nos recherches d'analyser la question de la mauvaise foi à travers le prisme formel afin d'en identifier les stratégies esthétiques mises en œuvre au sein des différents ouvrages.

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DUPRIEZ, Bernard

Professeur honoraire, Professeur associé

  • Analyse stylistique
  • Pragmatique du discours
  • Poétique (rythme, oralité, temporalité)
  • Littérature et philosophie
  • Le chevalier de Méré (mémoire de maîtrise).
  • Le théâtre actuel en Espagne (Madrid, 1952).
  • Fénelon (thèse). Mme Guyon.
  • Méthodologie de la stylistique (2e thèse).
  • Apollinaire.
  • Claudel.
  • Montherlant.
  • L'écriture surréaliste.
  • Henri Michaux.
  • Les profils d'apprentissage et leurs indices statistiques selon les réponses à des questions à choix multiple (QCM).
  • Les genres littéraires.
  • Les raisons des fautes de langue, et notamment les interférences avec les langues locales en Afrique
  • L'autoguidage informatisé
  • La terminologie grammaticale
  • Les taxinomies.
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DZIALOWSKI, Louis

Doctorant

Titre de la thèse : L’hypothétique dans les romans de Georges Simenon - (Notes pour l’ébauche d’) Une poétique du vague, de l’insignifiant et de l’arbitraire
Directeur : Stéphane Vachon

Une étude de la fonction de l’hypothétique (ce qui ne peut être proposé que comme une hypothèse) dans les romans de Georges Simenon et de la variété des moyens littéraires utilisés pour l’invoquer.

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Lacasse, Olivier

LACASSE, Olivier

Doctorant

v

Titre de la thèse : Une littérature des milieux. Savoirs mésologiques des écritures contemporaines du réel
Direction de recherche : Lucie Bourassa (UdeM) et Alexandre Gefen (Université Sorbonne-Nouvelle - Paris III)

Cette thèse a pour objectif de développer une écocritique des milieux afin de montrer la capacité des écritures du réel à saisir la superposition ontologique qui constitue et détermine nos espaces matériels. Cette thèse portera sur l’étude des œuvres d’Éric Chauvier, de Franck Leibovici, de Christophe Hanna, de Sandra Lucbert et de Manuel Joseph. Un vaste corpus secondaire sera mobilisé : Nathalie Quintane, Emmanuelle Pireyre, Grégory Salle ou Gatien Élie pourraient éventuellement en faire partie.

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LYRAUD, Pierre

Professeur adjoint

À la croisée de l'histoire des idées et de l'analyse textuelle, les recherches de Pierre Lyraud portent de façon générale sur les liens entre littérature, philosophie et spiritualité au XVIIe siècle et en France. Il travaille actuellement à une étude de la pratique citationnelle dans la Première Modernité.

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Matthey-Jonais, Eugénie

MATTHEY-JONAIS, Eugénie

Doctorante

Titre de la thèse : Responsabilités contemporaines de la lecture : enjeux éthiques et esthétiques de l’effacement de la voix narrative
Direction de recherche : Catherine Mavrikakis (UdeM) et Dominique Rabaté (Université Paris Cité)

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MÉCHOULAN, Éric

Professeur honoraire

Après un Ph.D. de théorie littéraire au Département de littérature comparée de l’Université de Montréal où il tentait de joindre des considérations esthétiques à des problèmes d’épistémologie (comme la question de la référence fictionnelle) et dont il a tiré divers articles parus dans PoétiqueDiogèneLittératureRevue de synthèse, etc., Éric Méchoulan a soutenu à la Sorbonne nouvelle un doctorat ès lettres sur le corps et la culture dans la littérature française du XVIIe siècle (dont une version abrégée est parue aux Éditions Balzac en 1999 sous le titre Le corps imprimé. Essai sur le silence en littérature). Profitant de diverses bourses postdoctorales (CRSH, Université de Siegen), il a passé quelques années en Angleterre et en Allemagne avant d’obtenir un poste de chercheur au King’s College (Université de Cambridge) où il a travaillé sur l’histoire littéraire, sur le concept de style, sur la mémoire et la culture. Professeur au Département des littératures de langue française depuis 1995, il a dirigé, sur la littérature d’Ancien régime, plusieurs groupes de recherche : «La topique de la vengeance », «Les discours de la morale», les « politiques de l'amitié ».

Il s'intéresse aussi à l'environnement numérique avec deux équipes de recherche : « Modèle d'une lecture hypertextuelle d'une pensée politique de Pascal » et « archiver à l'âge du numérique ». Ses recherches actuelles portent sur l’histoire matérielle des idées et les études intermédiales en proposant une « herméneutique des supports ». Il travaille, dans un aller-retour entre philosophie et histoire, à mieux comprendre l’institution de l’esthétique depuis les XVIIe et XVIIIe siècles et, en particulier, de ce que nous nommons «littérature». Il a été également Directeur de programme au Collège international de philosophie (Paris) et il dirige actuellement le Centre interdisciplinaire sur les technologies émergentes. Il a publié récemment Pour une histoire esthétique de la littérature (PUF, 2004), Le livre avalé. De la littérature entre mémoire et culture (PUM, 2004), Le Crépuscule des intellectuels : de la tyrannie de la clarté au délire d'interprétation (Nota bene, 2005), La Culture de la mémoire, ou comment se débarrasser du passé ? (PUM, 2008), D'où nous viennent nos idées ? Métaphysique et intermédialité(VLB, 2010), La Crise (du discours) économique: émancipation et travail immatériel (Nota bene, 2011). Il a fondé et dirigé jusqu’en 2006 la revue Intermédialités. Il est co-éditeur depuis 1996 de la revue américaine Sub-Stance

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MICHAUD, Ginette

Professeure émérite

Dès son doctorat consacré à l’œuvre de Roland Barthes, Ginette Michaud, spécialiste des littératures française et québécoise, a souhaité établir une collaboration fructueuse entre le Québec et la France en affirmant son lien, également fort, à ces deux littératures. Depuis vingt ans, ses efforts soutenus n’ont cessé de s’intensifier, se concrétisant en de très nombreuses retombées internationales tout particulièrement quant à ses recherches portant sur les œuvres de Jacques Derrida, Hélène Cixous, Jean-Luc Nancy et Sarah Kofman.

L’ensemble des publications de Ginette Michaud, constitue un accompagnement essentiel du travail d’envergure qu’elle a accepté de mettre en œuvre avec d’autres chercheurs, soit l’édition des Séminaires de Jacques Derrida. Depuis 2005, Ginette Michaud fait partie du comité international responsable de l’édition des cours et séminaires du philosophe. Elle a coédité les deux volumes du Séminaire La bête et le souverain (2001-2002 et 2002-2003) qui ont été traduits en plusieurs langues, et elle prépare actuellement l’édition du séminaire « Le parjure et le pardon » donné par le philosophe à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) de 1997 à 1999. Poursuivant la tâche capitale d’édition des textes inédits ou devenus inaccessibles du philosophe français, Ginette Michaud vient de coéditer en parallèle une collection de textes de Derrida sur les arts, Penser à ne pas voir (2013), et ses écrits sur l’architecture, Les arts de l’espace (2015). L’originalité de la démarche intellectuelle de Ginette Michaud réside dans l’interdisciplinarité qu’elle pratique en alliant la littérature, la philosophie et la psychanalyse ; dans son aptitude à exprimer sa pensée avec clarté et rigueur, ainsi qu’à se mettre à l’écoute des autres spécialistes et à ouvrir le dialogue avec eux. Ginette Michaud a grandement contribué au rayonnement au Québec et en Amérique du Nord des œuvres d’autres figures majeures de la pensée française contemporaine, telles celles d’Hélène Cixous, de Maurice Blanchot, de Jean-Luc Nancy et de l’historien de l’art Georges Didi-Huberman.  

Ginette Michaud aurait pu se contenter de publier ses essais et ses éditions critiques : elle a plutôt choisi de collaborer à nombre de travaux collectifs, tant en littérature québécoise qu’en littérature française, dans des revues savantes comme EuropeLignes et Études françaises, dont elle a été directrice de 1991 à 1994, de même que dans des magazines culturels (Spirale).  

Enfin, le rayonnement de la lauréate se concrétise, entre autres, par sa participation en France à d’importantes manifestations internationales au Théâtre de l’Odéon, en 2010, ou à la Bibliothèque nationale de France en 2011 et en 2012. Il faut aussi rappeler sa nomination comme professeure invitée à l’Institut d’études féminines de l’Université Paris VIII en 2005. Toutefois, la réputation de Ginette Michaud ne se limite pas au Québec et à la France. Traduit en plusieurs langues (anglais, italien, espagnol, portugais, bulgare, japonais), son travail est reconnu comme celui d’une professeure et intellectuelle de réputation internationale. De plus, elle contribue à la formation de toute une génération d’étudiants, éveillés à l’intérêt de la pensée française et désireux de s’y consacrer à leur tour. En font foi le nombre et la qualité des jeunes chercheurs, souvent boursiers, qu’elle a dirigés aussi bien à la maîtrise qu’au doctorat.

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Savart, Madeleine

SAVART, Madeleine

Doctorante

Titre de la thèse : Représentations des langues de l'Autre et imaginaire langagier français dans les récits viatiques du XVIIe siècle
Directrices : Judith Sribnai (UdeM) et Delphine Reguig (Université Jean Monnet)

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Vitali-Rosati, Marcello

VITALI-ROSATI, Marcello

Professeur titulaire

Marcello Vitali-Rosati mène une réflexion philosophique sur les enjeux des technologies numériques : la notion d’identité virtuelle, le concept d’auteur à l’ère d’Internet, et les formes de production, publication et diffusion des contenus en ligne.

Champs d'expertise

  • Culture numérique
  • Littérature et philosophie
  • Digital Humanities
  • Nouvelles formes d'éditorialisation
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